Micheline Spoerri Candidate à l'Assemblée Nationale
Biologiste médicale, Docteur ès sciences
Ancienne Conseillère d'Etat, République et Canton de Genève
micheline-spoerri.ch

Plus de détails sur la fiscalité


La fiscalité relève d’un devoir civique basé sur la solidarité et repose évidemment sur le devoir d’Etat (gouvernement, parlement et collectivités territoriales) de gérer l’argent public avec rigueur.
Ce principe demeure une condition essentielle pour la prospérité d’une Nation.

Mais les temps ont changé : le monde s’est ouvert, les frontières sont tombées, les marchés se sont déplacés, la libre circulation se pratique, les délocalisations aussi.

La crise est venue. Tenace, elle ne laissera personne en paix, tant et aussi longtemps que l’argent public ne sera géré avec rigueur. Tant et aussi longtemps que les autorités publiques ne favoriseront pas prioritairement la croissance.

Et que voit-on aujourd’hui à la veille de l’élection présidentielle française ?

Des propositions insensées pour « affronter la crise » qui se déclinent à gauche par le traditionnel cortège de mesures simplistes : prendre l’argent aux riches pour préserver les pauvres. Qui se déclinent à droite par une suspicion récurrente vis à vis des expatriés français, allant jusqu’à leur faire craindre de perdre leur nationalité.

Les Nations se sont lancées dans une guerre fiscale affligeante, livrant en pâture les contribuables « circulants », à la voracité de leurs autorités administratives pour cause de disette !

Que la concurrence fiscale en Europe soit révisée afin de favoriser une solidarité financière, c’est une chose. Que l’échange automatique d’information sur tous les contribuables soit instauré à l’horizon 2017 en est une autre :
cette idée concoctée par les technocrates européens venus au secours des gouvernements en panne d’innovation, n’est sans doute pas celle qui sauvera l’Europe.

L’objectif primordial, insuffisamment poursuivi, reste la croissance.

Je ne crois pas que l’abolition de la concurrence fiscale, gommant sans discernement les spécificités de la souveraineté nationale, favorisera la croissance.

L’attitude qui consiste aujourd’hui à stigmatiser la Suisse ne me paraît pas non plus très judicieuse !

Ce qui dérange, c’est que la morale n’est pas la motivation première de ces volontés de changements. Au motif d’une moralisation des affaires, on s’achemine vers un contrôle des populations, au mépris du respect de la sphère privée, de la liberté individuelle, de la libre circulation...

Les Français établis hors de France sont des acteurs importants du rayonnement international de notre Pays, et des échanges commerciaux créateurs d’emplois.

La gauche démontre une méconnaissance totale de la réalité et de la diversité du terrain en nous voyant comme des personnes motivées uniquement par l’appât du gain. Cela révèle un certain mépris pour l’immense majorité active de la population française de Suisse.

A ce titre, je m’oppose au projet d’imposition des français de l’étranger demandé par le député PS Cahuzac (en septembre 2011, a déposé un amendement visant à créer un nouvel impôt venant peser sur le revenu des Français de l’étranger : « un impôt sur la réussite ».)

De même, je m’oppose au projet du député UMP Carrez, visant à instaurer une taxe de 20% sur les résidences secondaires des non-résidents et destiné à renflouer les dépenses publiques. Si ce projet a finalement été repoussé par le Président Nicolas Sarkozy, ne doutons pas qu’il pourrait ressurgir à la faveur de prochains plans d’austérité annoncés pour réduire le déficit public.

Les Français de l’étranger doivent cesser d’être des boucs émissaires fiscaux.

Je m’engage à me battre :
  • pour assurer la cohérence des régimes fiscaux français et étrangers
  • pour garantir la non double imposition
  • pour refuser toute mesure fiscale visant à imposer plus ou différemment les Français vivant à l’étranger
Vous pouvez compter sur ma forte détermination pour défendre vos intérêts.

Micheline Spoerri





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